Un Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental regroupe un collectif d’agriculteurs du territoire souhaitant s’engager dans un projet de consolidation et de modification de leurs pratiques agroécologiques, afin d’atteindre des objectifs économiques, environnementaux et sociaux. La qualité de GIEE permet notamment une reconnaissance officielle par l’État de la démarche engagée par les agriculteurs. Ceux-ci partagent leurs observations empiriques, leurs avis et leurs idées et les diffusent auprès d’autres acteurs agricoles.
L’Association Drômoise d’Agroforesterie encadre et anime deux groupements GIEE via sa structure porteuse ASVIDA : le groupement Maraîchage sur Sol Vivant en Drôme-Ardèche et un second groupement Agriculture sur Sol Vivant en Drôme Ardèche.

MSV Drôme-Ardèche 

Les principes de l’agriculture de conservation appliqués au maraîchage pour une multi-performance des fermes

Ce groupement de 11 agriculteurs porté par le mouvement Maraîchage sur Sol Vivant considère la biologie et l’écologie des sols au cœur du modèle de production. En intégrant les interactions entre les organismes vivants, les maraîchers du réseau poursuivent des objectifs de réduction des intrants, de consommation d’énergie fossile et de temps de travail, notamment sur le désherbage. L’amélioration de la fertilité des sols est au centre des préoccupations. Dans ce cadre, plusieurs actions sont mises en œuvre : le partage d’expérience entre les agriculteurs a travers visites de fermes et du réseau social Landfiles ; le suivi d’essais innovants sur des cultures complexes et des associations culturales ; le suivi de la qualité des sols ; la mise en place d’un réseau d’approvisionnement en matière organique ; ou encore la capitalisation des expériences agricoles et leur diffusion. La recherche de leviers d’autonomie des systèmes de production est également un objectif pour les producteurs du réseau, la plupart en agriculture biologique. Le projet reconnu en septembre 2020 s’étend sur 3 ans.

Agriculture sur Sol Vivant en Drôme-Ardèche

Vers des pratiques d’agriculture de conservation minimisant le travail du sol et l’utilisation de phytosanitaires

17 exploitations en grandes cultures, élevage et viticulture, en bio et conventionnel, se sont regroupées dans le but de transformer leur système de production vers une maximisation de la biomasse végétale produite et une diminution du travail du sol. La matière organique des couverts végétaux permet l’auto-fertilisation du système de production, et la lutte végétale intégrée des adventices se fait par des plantes compagnes et des couverts adaptés. Les membres du GIEE tendent ainsi vers des objectifs de diminution des charges (gasoil, azote et produits phytosanitaires), d’amélioration des conditions de travail et de préservation de l’environnement (amélioration de la structure des sols, stockage de carbone, limitation d’intrants chimiques). Ce projet reconnu en septembre 2020 s’étend également sur 3 ans.